Philippe Masset

Engineer at Buffer.

SEO, SMO et Google+

July 2011

Le social web et la SEO

Jusqu'à maintenant, les SERPs étaient générées à partir d'algorithmes inconnus, mais dont on connaissait les variables. De la connaissance de ces variables est née la SEO, l'optimisation de chacune de ces variables. C'était à l'époque du web de contenu, quand la seule chose qui pouvait influencer le positionnement d'une page était le contenu de cette dite page.

Depuis l'avènement de Facebook, Twitter et autres joyeusetés, les moteurs de recherche n'ont pas caché utiliser les liens partagés sur ces services pour influencer le poids d'une page. L'influence étant d'autant plus forte que le lien est beaucoup partagé, par des comptes à forte autorité (cette dernière étant déterminée par le nombre de likes sur Facebook ou de followers sur Twitter, le ratio followings/followers, l'autorité des followers, la qualité du contenu partagé ...).

Et Google+ dans cette équation ?

Google+, c'est un réseau social. Un nouveau. Donc on n'est sûrs de rien pour le moment.

Tout ce qu'on peut dire, c'est que Google aura dorénavant un accès privilégié à tout ce que les personnes partagent, aiment et commentent à travers Google+, et qu'il serait bête qu'ils s'en privent, à la fois pour influencer leurs SERPs, mais aussi pour réactiver leur Realtime Search, cette fois grâce au contenu partagé sur Google+ plutôt que Twitter.

Les SERPs personnalisées

Google se sert déjà de nos relations sur Twitter et des liens qu'elles ont partagé pour influencer nos résultats de recherche.

SERP personnalisée Twitter

Il va sans dire que les liens partagés sur Google+ seront utilisés de la même manière, et c'est d'ailleurs déjà le cas.

SERP personnalisée Google Plus

Mais plus que ça, Google pourra aller plus loin, puisqu'il connaîtra toutes nos relations sur son réseau social, et nos liens avec celles-ci. On peut très facilement imaginer, lors de la recherche d'un cadeau pour la fête des mères par exemple, Google analyser notre cercle «Famille» sur Google+, en déduire qui est notre mère, déterminer ses goûts à travers le contenu qu'elle a partagé (et pourquoi pas son historique de recherche sur Google, ses mails, etc), et nous proposer des résultats vraiment personnalisés.

Ce genre d'analyse profonde de nous-mêmes fait peur, c'est sûr, mais ça ne doit pas vous empêcher de rejoindre Google+ ! Ce dernier n'est qu'une pierre à l'édifice que constituent nos données personnelles sur internet, alors tant qu'à offrir notre vie privée à des entreprises, autant le faire jusqu'au bout !

SMO vs SEO

Au delà de ces SERPs personnalisées, on a vu que les moteurs de recherche utilisaient de plus en plus le contenu partagé sur les réseaux sociaux pour parfaire leur estimation du poids d'une page.

Cependant, comme le dit Paul Adams dans sa présentation The Real Life Social Network :

The web was originally built to link static documents together, [...] and weʼre now seeing a web built around people.

C'est tout à fait ça.

Dans cet esprit de web construit autour des personnes, il faut comprendre que le contenu partagé par ces personnes va continuer à prendre de l'importance. Quand je dis quelques lignes plus haut que l'activité sur les réseaux sociaux sert aujourd'hui à parfaire l'estimation du poids d'une page, il ne faut pas se tromper, c'est ce qu'il se passe à l'heure actuelle.

Plus tard, ce sera surement l'activité des internautes qui sera prédominante dans le calcul du poids d'une page, et pas l'inverse. La SMO, à ne pas négliger aujourd'hui, deviendra ainsi de plus en plus importante au fil du temps pour pouvoir ranker dans les SERPs !